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Atelier -

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Jacques Verdier

Le travail de Jacques Verdier a connu différentes étapes, le temps des « oppositions », celui des collés froissés ou encore des carrés magiques qui parlent de ses doutes, de ces manques de certitude, il fixe les choses selon des combinatoires archéologiques pour voir si justement elles ressemblent à ce dont il doute, il pressent plus qu’il n’affirme que les signes ont pu avoir des liens entre eux, relations sur lesquelles il ne cherche pas à donner d’explications. Un historien qui prendrait le temps, ou qui l’aurait vraiment, parlerait de la pratique de l’art selon le rythme et les codes des arts martiaux ; il saurait rappeler que l’univers du papier renvoie aux civilisations asiatiques au moins dans l’imaginaire (que cela soit juste ou non), que l’art martial contrôle le corps et, finalement, observe les protocoles tels le collage ou l’encollage à l’endroit où ils savent s’arrêter même si le tout est chargé ou sur-chargé d’informations collectées et redistribuées dans un recyclage un peu improvisé et b(r)ouillon. Remarquer cela ne dit rien du rituel du retranché, ses œuvres ne sont pas que le regard sur cette civilisation du papier, avant ou après l’imprimerie, typographique ou idéogrammes elles empilent les ressemblances. Yves Klein a bien fait du judo une pratique de l’iconologie, pourquoi ne pas faire de l’art martial de Jacques Verdier une circulation dans une iconographie caviardée, une réflexologie iconique désormais moins froissée que cabossée.

Belfort le 6 mars 2012

Nicolas Surlapierre